mercredi 5 mai 2010

Séance du 7 mai

La prochaine séance du groupe de travail « Dialogique » aura lieu vendredi le 7 mai de 11h à 13h en salle 008 dans la Maison de la recherche.
Au cours de cette séance Nzokou Gildas fera une présentation sur "Usage des proverbes et inférences non-monotoniques. Essai de comparaison avec quelques systèmes d’argumentation défaisables".Vous trouverez le résumé ci-dessous

"L’essai de reconstruction des formes abstraites de l’argumentation propres aux traditions orales africaines nous révèle que cette argumentation est défaisable, au même titre que le sont certains systèmes notables tels que ceux computationnels de l’argumentation juridique et ceux aussi utilisés en intelligence artificielle. Ces différents systèmes d’argumentation défaisables sont sous-tendus par des logiques dites non-monotones : logique de l’abduction, logique des Défauts, logique des conditionnels préférentiels, etc. Cependant, dans tous ces systèmes d’argumentation, la défaisabilité est comprise en termes d’interactions entre groupes d’arguments conflictuels et non pas en termes d’interprétation d’une règle de défaut ou d’un conditionnel défaisable. Plus précisément, dans ces systèmes d’argumentation, la non-monotonicité ou défaisabilité vient du fait que des nouvelles prémisses peuvent donner lieu à des contre-arguments plus puissants et qui défont l’argument original. En somme, la non-monotonie n’est pas interne à chaque argument mais plutôt relative à l’interaction entre arguments conflictuels. Ce phénomène est assez différent de la défaisabilité propre au modèle d’argumentation usant de sentences proverbiales dans les traditions orales africaines, où la non-monotonie est interne même à chaque argument en plus d’être caractéristique du conflit des arguments.
Nous voulons donc discuter de la spécificité de ces différentes formes de la non-monotonicité, relativement aux différents systèmes d’argumentation défaisables considérés.


Mots-clés : Réfutation, Relation de Défection, Assignation de Statut, Undercutting, Attaque d’Hypothèse, Attaque de règle d’inférence, Argument défendable, Argument Rejeté, Argument Auto-Défaisant, Argument flottant, Argument zombi, Point Fixe, Rétablissement d’argument

mercredi 10 mars 2010

Séance du 12 mars

La prochaine séance du groupe de travail « Dialogique » aura lieu vendredi le 12 mars en salle 104 à la Maison de la Recherche,de 12h à 14h.

Dans cette séance Giuseppina Ronzitti (Helsinki) traitera le sujet "Proof and evidence".

jeudi 11 février 2010

Séance du 12 fevrier

Au cours de prochaine séance du groupe de travaill "Dialogique" Sebastien Magnier presentera son travaill sur la logique épistémique dialogique multi-agent des annonces publiques.Cette séance aura lieu vendredi 12/02 du 11h au 13h dans la salle 008,Maison de la recherche.Ci-joint le résumé:

"Le but de cette intervention est de présenter dans un cadre dialogique les différents opérateurs de la logique épistémique dynamique. Pour cela, les règles de particules des opérateurs de connaissance individuelle, partagée et commune sont définies. A ces règles de particules s'ajoutent celles de l'annonce publique et de son dual. Nous verrons que pour ce dernier couple d'opérateurs il est nécessaire de modifier la manière de désigner les contextes dialogiques. Suite à quoi les règles structurelles gouvernant l'ensemble de ces opérateurs seront exposées."

lundi 25 janvier 2010

Séance du 29 janvier

La premiere séance du groupe de travaille au second semestre aura lieu le 29 janvier de 11h a 13h,dans la salle 104.Au cours de cette séance Aude Popek continuera sa présentation sur "Les obligations".

mardi 15 décembre 2009

Séance du 17 decembre

Prochaine séance du Groupe de travail aura lieu le jeudi 17 décembre à la Maison de la Recherche, salle 104, de 11h-13h.

Au cours de cette séance, nous écouterons Aude Popek
(résumé ci-dessous).

"Les disputes dialectiques connues sous le nom d'obligationes étaient très populaires au cours du XIVème siècle. Elles se déroulent entre deux participants: un Opposant et un Répondant.

L’opposant commence la dispute en introduisant une proposition ou thèse appelée aussi obligatum que le répondant considère comme vraie, fausse ou encore douteuse uniquement dans le cadre de

la dispute, à moins qu’elle ne soit contradictoire. L’opposant poursuit la dispute

en introduisant successivement de nouvelles propositions que le répondant concède, rejette ou met en doute en fonction des relations d’inférence entre celles-ci

et la thèse. S’il n’existe aucunes relations d'inférence, le répondant y répond sur la base d’un ensemble de connaissances communes partagées avec l’opposant.

Je me focaliserai ici sur la plus connue des obligationes appelée positio.

Deux théories majeures se sont affrontées au cours du XIVème siècles concernant les règles gouvernant le déroulement de la dispute. La théorie de Walter Burley d'une part et celle de Roger Swyneshed.

Je me focaliserai ici sur la plus connue des obligationes appelée positio. Je présenterai alors les règles données par Walter Burley dans son Tractatus de Obligationibus datant de 1302."

lundi 7 décembre 2009

Séance du 11 décembre

Vendredi 11 décembre, Marie-Hélène Gorisse et Nicolas Clerbout feront une présentation concernant la logique jaine (résumé ci-dessous).

La présentation aura lieu à la Maison de la Recherche, salle 008, de 11h à 13h.


Dans l'Inde classique, les philosophes Jains ont développé une "théorie des points de vue" (nayavada) permettant de tenir leur thèse selon laquelle aucun jugement ne doit être considéré comme universellement valide : un jugement est toujours contextualisé et dépend de considérations théoriques et matérielles propres au point de vue auquel il appartient. A la théorie des points de vue s'ajoute la "théorie des sept modes de prédications" (saptabhangi, syadvada) dans laquelle intervient l'opérateur syât qui semble tenir le rôle d'opérateur sur les contextes.
Pour le logicien, cette théorie évoque le recours à une logique modale pour formaliser la théorie jain. Priest(2008) propose une approche propositionnelle où vérité, conséquence logique et validité sont relativisées aux contextes ; et Humberstone(2008) propose une axiomatisation du système modal obtenu. Dans l'approche de Priest, syât est traité à peu près comme un opérateur de possibilité du langage-objet, et les sept modes de prédication sont traités en termes de combinaisons de trois valeurs de vérité.

Dans notre article, nous visons un traitement de la théorie jain au premier ordre dans le cadre de la logique dialogique. La réflexion en terme de dialogique indique que l'approche de Priest ne convient pas sous plusieurs respects. (i) Considérer "syât" comme un opérateur modal "habituel" apparaît problématique. (ii) De plus, si les "sept valeurs" de Priest semblent pertinentes au niveau propositionnel, le passage au premier ordre ainsi que la perspective dialogique permettent un traitement formel plus fidèle encore à la théorie jain.

Au cours de la présentation de vendredi, nous présenterons les éléments de la théorie jain sur lesquels porte l'article, nos arguments "contre" les traitements de Priest et Humberstone, et les prémices de l'approche dialogique et de ses intérêts.

mardi 24 novembre 2009

La séance du 27 novembre

Vendredi, 27 novembre de 11h-13h en salle 104 à la Maison de la recherche on ecoutera l'intervention de Emmanuel Genot sur

JEUX D'ENQUÊTE ET IDÉALISATIONS EN ÉPISTÉMOLOGIE FORMELLE

" La modélisation de certains types de raisonnement, en épistémologie formelle, justifie "localement" certains postulats, axiomes, ou constructions sémantiques. Une fois généralisés à l'état épistémique "global" d'un agent, ils conduisent à des idéalisations souvent contre-intuitives. Pourtant, les agents "réels" correspondent aux agents "idéaux" à l'échelle locale.
Deux réactions sont possible: accepter les axiomes et postulats valant "localement", et donner une justification pour leurs conséquences contre-intuitives (Levi, Rott, van Ditmarsh et al.); ou les abandonner, y compris localement, pour ne pas les imposer au niveau global (Fuhrmann, Hansson). Aucune des deux options ne rend justice à performance "locale" des agents.
Je discuterai les idéalisations, dans deux cadres formels complémentaires: la logique épistémique, et la théorie de la révision des croyance. Je prendrai, comme exemple dans la première, le problème de l'omniscience logique, et de l'introspection parfaite; et dans la deuxième, la consistance et la clôture déductive des croyances. Je montrerai que les jeux d'enquêtes de Hintikka, pourvus d'une sémantique adéquate (liée à la GTS et à la dialogique, et fondée sur la théorie des jeux) permet d'expliquer la satisfaction locale de certaines propriétés. La généralisation de ces propriétés ne requiert pas, sous cette interprétation, d'idéalisation, mais oblige à réinterpréter les structures étudiées en épistémologie formelle."